Chromatographie en phase gazeuse
(CPG)
Cette technique utilise un appareil spécifique de CPG. Il existe de nombreux modèles
mais le principe en est toujours le même.
- On prépare la solution en dissolvant le ou les composé dans un solvant.
- On injecte le liquide dans l'appareil à l'aide d'une microseringue.
- Le liquide est vaporisé puis emmené dans une colonne (de longueur comprise entre 1 et
50 m) placée dans un four thermostaté. Les vapeurs sont poussées par un gaz vecteur
(diazote, argon).
- A la sortie, la molécule est fragmentée puis un détecteur mesure la quantité de
débris qu'il envoie comme signal sur une table traçante.
- On obtient un spectre où apparaissent des pics d'intégration proportionnelle à la
quantité de produit injecté. Le pic est caractérisé par son temps de rétention,
porté en abscisse.

- Selon la nature de la colonne (polaire ou pas) et de la température du four, du choix
de gradient de température, le temps de rétention est variable.
1. Choix du matériel et des conditions opératoires
1.1. Solution à injecter
Lors d'une CPG, on injecte à l'aide d'une microseringue en petite quantité (5, 10, 20
ou 50 µL selon les modèles) dans l'appareil. Si le composé ou le mélange à étudier
est un liquide, il est dilué dans un solvant, si c'est un solide, il est dissous dans un
solvant. Les solvants généralement utilisés sont le dichlorométhane ou l'éther
diéthylique.
1.2. Colonne
En ce qui concerne le réglage de l'appareil, il doit-être avant-tout équipé d'une
colonne appropriée à la séparation des composés du mélange. Il existe des colonnes
polaires et d'autres moins. Voici les caractéristiques des colonnes courantes :
Colonne |
Composition |
Polarité |
Température maximale
tolérée (en °C) |
Squalane |
Alcane ramifié |
Apolaire |
150 |
SE-30 |
Méthylsiloxane |
Peu polaire |
350 |
Carbowax 20 M |
Polyglycol |
Polaire |
225 |
1.3. Réglage de l'appareil
Les caractéristiques d'un appareil de CPG varient d'un modèle à l'autre mais on peut
tout de même décrire les principaux réglages :
- La température du four doit-être un peu supérieure à celle de la température
d'ébullition du composé le moins volatile du mélange.
- On peut aussi travailler selon un gradient de température. On programme lappareil
de façon à ce quil commence à une température et termine la séparation à une
autre.
- Le débit du gaz vecteur et à régler entre 5 et 20 mL / min.
- Adapter la vitesse de déroulement du papier de la table traçante en fonction du profil
des pics.
2. Réalisation d'une CPG
2.1. Injection classique
Il suffit d'injecter le contenu de la seringue à travers le septum de l'appareil.

2.2. Coinjection
De façon à identifier un produit, on prépare une solution contenant un mélange
équimolaire du composé et de l'authentique. On réalise la CPV. Si la courbe ne
présente pas d'épaulement, les deux produits sont identiques.
3. Lecture du chromatogramme et utilisation
Le chromatogramme permet des suivis :
- qualitatifs : pour des identifications.
- quantitatifs : pour calculer des proportions.
Remarque évidente : dans tous les cas, seules des conditions opératoires identiques
permettent de pouvoir comparer deux ou plusieurs chromatogrammes.
3.1. Suivi qualititatif : identification
C'est la valeur du temps de rétention qui sera caractéristique de chaque composé. Un
exemple parlera mieux que de long discours. On cherche à identifier les deux composés du
chromatogramme suivant.

On hésite entre trois molécules (A, B) dont on réalise les authentiques.

|
 |
Authentique de A |
Authentique de B |
On en déduit que le premier pic correspond au composé A et le deuxième au composé
B.
3.2. Suivi quantitatif
Chaque pic délimite une surface proportionnelle à la quantité de matière injectée
dans l'appareil. Sur un spectre, la détermination des surfaces donnera une indication
relative quant aux proportions de chaque composé.
Pour déterminer ces surfaces relatives, trois possibilités :
- Un ordinateur couplé à l'appareil calcule lui-même les surfaces par intégration.
On fait le produit de la hauteur du pic
par la largeur à demi-hauteur.
S = h.a
- On fait le produit de la hauteur du pic par le temps de rétention.
S = h.t
Ces surfaces relatives permettent de calculer :
- les proportions d'obtentions dun produit dans un mélange
- une constante de réaction et d'une déduire un D rG°
- des caractéristiques de cinétiques de réactions, etc.