Les indicateurs colorés

Rôle d'indicateur coloré acidobasique de la phénolphtaléïne


La phénolphtaléïne (III) est une molécule issue de la condensation de l'anhydride phtalique (I) et de deux molécules de phénol (II).

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(I) Anhydride phtalique

+ 2 

(II) Phénol

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(III) Phénolphtaléïne

Sous sa forme acide, la phénolphtaléïne est incolore. On rappelle que les formes colorées des molécules organiques sont dues à l'existence de liaisons délocalisées.

En milieu basique, un proton d'un des groupes phénol est attaqué par un OH-. Il s'ensuit une cascade de délocalisation électronique qui amène à la formation d'un ion carboxylate sur la forme basique de la phénolphtaléïne (IV)

phph1.gif (1780 octets)

(III) Phénolphtaléïne, forme acide

+ OH- ® phph2.gif (1986 octets)
phph2b.gif (2781 octets) ® phph3.gif (1826 octets)
phph3b.gif (2291 octets) ® phph4.gif (1823 octets)

(IV) Forme basique
de la phénolphtaléïne

Cette nouvelle molécule possède la propriété d'avoir son carbone central sous forme trigonale, c'est à dire lié à une double liaison. On voit alors que toutes les doubles liaisons de la molécule sont alors conjuguées. On a une telle délocalisation que la molécule devient colorée.

Il paraît évident que la forme acide de la phénolphtaléine, avec quatre liaisons délocalisées soit incolore tandis que la forme basique, avec onze liaisons délocalisées absorbe dans le visible (vert-bleu) et apparaisse de couleur rouge (rose en solution dilué).

 

 

 


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