5.3. Précipitation de l'oxyde de cuivre (I)
5.4) On a le même type de relation qu'au 5.2.. On utilise l'équation (11) :
pH = pKe - 1/2 ( pKs (II) + log [Cu(II)] ) où ici pKs (I) = 15
Si la réaction est totale, [Cu(I)] = [Cu(II)] = 0,28 mol / L
On calcule : pH = 14 - 1/2 (15 + log 0,28)
pH = 6,8
5.5) C'est tout de même plus élevé que lors de la formation de l'hydroxyde de cuivre
(II). C'est tout de même pas ce que l'on appelle un pH basique.
MAIS ! Ce pH correspond à la première limite de précipitation.
Il faut être à ce pH pour que la précipitation commence.
Détaillons : Il faut deux ions hydroxydes par ions Cu (I). On a 0,28 mol de Cu(I) donc
il faut 0,56 mol d'ions hydroxydes (dans les condition théoriques, donc idéales).
Il faut néanmoins se situer à un pH supérieur à 6,8, c'est-à-dire un pH d'eau
acidobasiquement neutre.
Une concentration initiale de 0,56 mol / L au moins permet donc de faire précipiter
l'ensemble des ions cuivre (I).
Une concentration initiale en ions hydroxydes de 0,56 mol / L implique un pH initial de
:
pH = 14 - log C
pH = 14 - log 0,56
pH = 14,25
Soit une solution très basique.
Dans le mode opératoire, on uilise 10g de soude dans 200 mL d'eau ce qui fait une
concentration de :
C = n / V = m / (M . V)
= 10 / (40 . 0,2)
= 1,25 mol / L
Dans les conditions expérimentales, on utilise bien une concentration importante
d'hydroxyde de sodium, le double de ce que l'on a trouvé.