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Configuration électronique
Il
existe deux nomenclatures de configurations électroniques.
La plus simple est la configuration de type K, L, M etc. qui permet de comprendre
la répartition des électrons sur les différentes couches électroniques.
La seconde, plus complexe mais plus féconde, est le fruit de la mécanique
quantique. La configuration électronique y est décrite en tant qu'orbitales s, p, d, f
etc.
Configuration électronique de type K, L, M
etc.
Dans ce modèle, les règles sont les suivantes. Soit un élément de numéro atomique
Z. L'atome neutre qui lui correspond porte Z électrons. Ces Z électrons vont se
répartir sur différentes couches électroniques à différentes distances du noyau. Il
paraît logique qu'au plus la couche sera éloignée du noyau, au plus elle pourra
comporter d'électrons. En effet, la première couche comporte au maximum deux électrons
; la seconde, 8 ; la troisième 18... selon la loi :
Sur la nème couche, on 2n² électrons.
On appelle n le nombre quantique principal (entier n ³ 1)
Chaque couche est caractérisée par une lettre. La première couche est la couche K,
la seconde L, la troisième M est ainsi de suite, dans l'ordre alphabétique.
Tableau résumé
Couche n° |
Nom |
Nombre maximum d'électrons |
1 |
K |
2 |
2 |
L |
8 |
3 |
M |
18 |
4 |
N |
32 |
Pour déterminer la configuration électronique d'un élément, on considère son
nombre d'électrons, et on fait figurer en exposant le nombre d'électrons répartis sur
chaque couche. Mais quelques exemples vallent mieux qu'un grand discours.
- L'hydrogène (H) a pour numéro atomique 1 : Z = 1. Sa configuration est K1.
- Le lithium (Li) , Z = 3 : K2 L1
- Le carbone (C), Z = 6 : K2 L4
- La magnésium (Mg), Z = 12 : K2 L8 M2
- L'étain (Sn), Z = 50 : K2 L8 M18 N22
- L'uranium (U), Z = 92 : K2 L8 M18 N32 O32
Ce type de configuration n'a qu'un intérêt limité : celui d'introduire la notion de
configuration électronique, en vue de pouvoir réaliser des structures
de Lewis. La méthode la plus intéressante est celle des orbitales atomiques.
Exemples. Voici quelques exemples d'ions.
- 168O2- : 10 électrons : K2 L8.
- 23892U4+ : 88 électrons : K2 L8
M18 N32 O28.
Une constatation s'impose : seuls le nombre quantique principal n ne suffit à décrire
complètement les propriétés de l'électron, d'où la nécessité de décrire de
nouveaux paramètres.
Méthode des orbitales atomiques
Cette méthode est directement issue de la mécanique quantique, mais nous ne ferons
ici que décrire la méthode et non pas en expliquer l'origine. Pour plus d'informations :
configuration électronique et mécanique quantique.
La chimie quantique postule qu'un atome est caractérisé par quatre nombres quantiques :
- n : le nombre quantique principal
- l : le nombre quantique secondaire
- m : le nombre quantique magnétique
- s : le nombre quantique de spin
Comme tout concept issu de la mécanique quantique, chaque nombre n'a pas de
signification concrète évidente. Nous dirons néanmoins que n, le nombre quantique
principal, correspond à la couche électronique : n = 1, 2, 3, 4 ...
L'orbitale s peut
contenir 2 électrons.
La règle de remplissage consiste à suivre les indications du tableau ci-contre. Une
fois le nombre d'électrons connu (pour l'atome ou l'ion), on les répartis sur chaque
orbitale dans l'ordre imposé par les flèches rouges : on part du 1s, on passe au 2s,
puis au 2p, au 3s, au 4s, au 4p, au 5s etc.
Pour partir à la découverte des configurations électroniques des atomes de la
classification périodique des éléments, vous pouvez vous rendre à la page classification périodique interactive.
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