Indépendamment des considérations d'ordre énergétiques, on peut s'intéresser aux
facteurs qui influent sur les vitesses de réaction. On constate en effet
expérimentalement que la vitesse de réaction augmente avec :
- les concentrations des réactifs en solution (où les pressions partielles des réactifs
en phase gaz),
- la température,
- la présence de certaines espèces particulières à chaque réaction chimique.
Les deux premiers facteurs se comprennent assez facilement. En effet, la réaction
chimique se fera d'autant plus vite que les molécules peuvent se rencontrer, se percuter
facilement.
Si les concentrations (ou les pressions partielles en phase gaz) sont faibles, le
risque de rencontre est faible, et la vitesse de réaction peu importante. Si la densité
de molécules réactives est importante, la probabilité de rencontre en est
considérablement accrue, ainsi que la vitesse de réaction.
Le même type de raisonnement s'applique pour la température. On sait en effet que la
température est la conséquence de l'agitation moléculaire. Au plus la température est
élevée, au plus les molécules (constituant une phase liquide ou gaz) s'agitent
rapidement. On comprend ainsi aisément qu'en augmentant la température, l'agitation
étant plus importante, la probabilité de choc et de rencontre des molécules est plus
importante. On en déduit qu'au plus la température augmente, plus la vitesse de réaction
augmente.
Quand au dernier point, il s'agit des catalyseurs, des espèces qui interviennent
de
façon éphémère au cours du processus réactionnel, puis sont régénérés.