Il est traditionnel de faire remonter la naissance de la chimie organique
en 1828 lorsque Friedrich Wöhler découvrit que
l'on pouvait obtenir de l'urée, une molécule issue du monde animal à partir de cyanate
d'ammonium, composé d'origine minérale. Déjà en 1766, Bergman et Scheele étaient
parvenu à produire de l'acide oxalique par oxydation du sucre. Avant cette période, on
considérait que le monde vivant se différenciait du monde minéral par une force propre
d'essence divine : la force vitale.
Il y a donc quelque chose de commun entre le monde vivant et le monde inerte
: cette découverte fut le début d'une nouveau règne : on pouvait désormais créer par
synthèse des molécules du monde vivant. Entre autres applications, la chimie
médicamenteuse allait se mettre en place. Elle fit ses premiers débuts avec les
sulfamides, puis quelques années plus tard avec l'aspirine.
Après 150 ans d'activité dans le domaine de la chimie organique, l'art des
chimistes est maintenant reconnu. Ils sont désormais capables de synthétiser presque
n'importe quelle molécules, quelqu'en soit la complexité. Ces synthèses ont permis le
développement de la chimie industrielle, des nouvelles technologies et des nouvelle
thérapies.
C'est Berzélius
qui sest intéressé à l'analyse des matières animales à qui l'on doit la
conception du terme de chimie organique.
C'est Berzélius
qui sest intéressé à l'analyse des matières animales à qui l'on doit la
conception du terme de chimie organique. L'expression apparaît en 1808 dans
le premier volume de son "Lärbok" où il reprend le terme déjà
employé en 1806 dans ses leçons sur la chimie animale. L"Organisk Kemi"
de Berzélius consiste plus en une chimie biologique qui décrit
la composition des êtres vivants et les processus chimiques de la vie que la chimie
organique telle qu'on la conçoit aujourd'hui.